30.12.2011
Actualité Politique RSS Ciotti : " Le FN est le parti des problèmes, pas des solutions "
Le Point - Publié le 30/12/2011 à 15:14
Le Point : A Toulon, Nicolas Sarkozy a déclaré : "La peur est revenue." La protection sera-t-elle un thème majeur de la présidentielle à venir ?
Eric Ciotti : La protection sera en effet un des enjeux essentiels. Il y a une aspiration des Français à trouver des chemins qui les protègent. Toute l'action du président de la République, depuis le début de la crise, consiste à répondre à cette attente. Dans son premier discours de Toulon, il avait livré une juste analyse de la situation. Nous y sommes.
Marine Le Pen semble incarner la solution pour une bonne partie des classes populaires...
Je ne le crois pas. Le Front national est le thermomètre des peurs et des angoisses, mais on n'a jamais vu un thermomètre guérir. Ce parti est celui des problèmes et jamais des solutions.
La gauche vous accuse de courir après son électorat en reprenant ses thèmes...
C'est un terrorisme intellectuel ! Chaque fois que l'on évoque un sujet qui est au coeur des préoccupations des Français, comme l'immigration ou la sécurité, le PS fait appel à ce chiffon rouge qu'il déploie depuis 1981. Ce discours, qui consiste à ne pas traiter les problèmes, fait justement monter le FN. Nous parviendrons à le faire reculer en traitant les sujets à la source, ce que nous faisons depuis 2007. Quand le PS ressuscite le droit de vote des étrangers, à la veille de la présidentielle, cela vise à faire monter Marine Le Pen. C'est une vieille ficelle...
Afin de remédier au problème des mineurs délinquants, vous préconisez la création d'un service citoyen. De quoi s'agit-il ?
Sur décision d'un magistrat, un jeune délinquant sera placé en rupture avec son milieu traditionnel durant une période de six à douze mois dans des établissements publics d'insertion de la défense (Epide), qui existent déjà. D'anciens militaires assureront leur encadrement. L'idée de ce service citoyen repose sur trois piliers : leur réapprendre à vivre en société avec une discipline forte, les rescolariser et leur fournir un apprentissage professionnel afin de leur inculquer un métier.
Une partie de la gauche rejette cette idée. Y aura-t-il un jour consensus sur la sécurité ?
Quand on crie au scandale en cette période, c'est forcément avec des arrière-pensées politiciennes. On devrait en effet pouvoir se retrouver sur ces questions de sécurité, mais une partie du PS est toujours prisonnière d'une idéologie qui n'admet pas la notion de sanction et de fermeté. Ségolène Royal avait eu des intuitions pertinentes. Quant à François Hollande, j'ai du mal à percevoir autre chose que du flou. On est très loin d'un éclair de lucidité général à gauche. Beaucoup de hauts responsables socialistes plaident encore pour la dépénalisation du cannabis, le désarmement des policiers municipaux et la suppression de places de prison...
Partagez-vous l'euphorie de certains, à droite, qui considèrent la victoire présidentielle acquise depuis l'entrée en campagne de François Hollande ?
Je suis confiant dans la victoire, mais je ne partage aucune euphorie. Le match sera très serré. Une chose est sûre : depuis l'entrée en campagne de François Hollande, on constate ses failles et ses lacunes. Chaque jour démontre que le costume d'homme d'Etat est beaucoup trop grand pour lui.
Eric Ciotti, député UMP des Alpes-Maritimes
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Le PS confond campagne pour l'inscription sur les listes électorales et incitation au vote
Le Point.fr - Publié le 30/12/2011 à 12:41 - Modifié le 30/12/2011 à 12:42
Le ministre de l'Intérieur affirme que 85 % des jeunes sont inscrits d'office.
Claude Guéant reproche à l'opposition de confondre campagne pour l'inscription sur les listes et incitation au vote. © Witt / Sipa
Le gouvernement met sur le compte de "l'ignorance" les critiques de l'opposition l'accusant d'avoir fait l'impasse sur la traditionnelle campagne encourageant les Français à s'inscrire sur les listes électorales pour la présidentielle de 2012. Chaque année, "au minimum 85 % des jeunes sont inscrits d'office sans avoir à effectuer la moindre démarche administrative", affirme ainsi le ministre de l'Intérieur Claude Guéant.
Mais, après l'équipe de François Hollande lundi, François Bayrou, président du MoDem, estime que le pouvoir en place commet une "faute contre la République" et lance une campagne sur Twitter pour appeler les Français à s'inscrire. Tous soupçonnent le gouvernement d'avoir quasiment occulté cette campagne de communication par crainte du "péril jeune", le vote de nouveaux inscrits largement favorables à l'opposition d'après les sondages.
Il ne reste plus que ces vendredi et samedi pour s'inscrire pour voter à la présidentielle et aux législatives, sauf pour les jeunes qui auront 18 ans entre le 31 décembre et le premier tour de scrutin, qui pourront s'inscrire jusqu'au 12 avril. Des permanences de deux heures au minimum sont prévues dans chaque mairie. Les retardataires pourront s'inscrire en ligne via mon.service-public.fr jusqu'à samedi minuit dans 2 700 communes partenaires.
Inscriptions d'office
Face aux critiques, Claude Guéant a estimé jeudi soir que les responsables de l'opposition ignoraient les modalités d'inscription et faisaient une confusion avec les campagnes d'incitation au vote, qui ne peuvent qu'intervenir plus tard. Les porte-parole du candidat PS "semblent ne pas savoir que, depuis 1997, les jeunes qui atteignent l'âge de la majorité et donc acquièrent le droit de vote avant le premier tour de scrutin d'une élection générale sont, chaque année, inscrits d'office sur les listes électorales", écrit-il dans un communiqué.
En outre, "tous les jeunes qui auront 18 ans après le 31 décembre et jusqu'au 1er tour de la présidentielle, si d'aventure ils n'avaient pas été inscrits d'office, peuvent demander leur inscription jusqu'à 10 jours avant le scrutin, soit jusqu'au 12 avril", ajoute-t-il. Valérie Rosso-Debord, déléguée générale adjointe de l'UMP, a en outre affirmé qu'une campagne de communication avait bien été lancée sur les différents médias pour un montant supérieur à ce qui avait été fait en 2006.
"Je ne crois rien de tout ça. En tout cas, pour beaucoup de gens, on ne l'a pas vue. C'est pourquoi j'ai lancé, hier sur Twitter, une campagne pour démultiplier l'information autant que possible", a répliqué François Bayrou vendredi sur RTL. Pour le candidat centriste, "le gouvernement a dû s'imaginer, ou penser, réfléchir, analyser - ils font des sondages tous les jours - que peut-être les nouveaux inscrits n'étaient pas tout à fait pour lui".
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07.10.2011
Primaires PS : à quand des propositions crédibles ?

Après trois débats surmédiatisés des primaires du PS, je continue de me poser une question : où sont les propositions crédibles et réalistes pour la France et les Français ? Trois débats déjà que l’on attend en vain du neuf et du concret. Au final, que retenir de ces débats des primaires socialistes ? Qu’à aucun moment les socialistes n’auront parlé aux Français !
Le premier débat a été consacré à une opération séduction de l’électorat Vert : c’était à qui sortirait le premier du nucléaire et à qui irait le plus loin dans la dépénalisation du cannabis. Jamais l’impact sur l’indépendance énergétique de la France, le pouvoir d’achat des Français ou la santé de nos jeunes n’aura prévalu sur l’enjeu électoraliste.
Le second débat a été consacré à une opération séduction de l’extrême gauche. Les candidats n’ont reculé devant aucun anachronisme et ont osé toutes les démagogies : nationalisation des banques, blocage des prix, interdiction des licenciements… Le décalage avec les réalités et les enjeux actuels de l’économie mondiale était flagrant.
Le troisième débat était celui de la dernière chance. Les Français attendaient enfin des réponses concrètes aux questions d’emploi, de dette, de santé, d’éducation, de sécurité. Finalement, ils n’ont fait qu’assister en direct aux négociations de deuxième tour. Les socialistes se parlaient entre eux et prenaient position en fonction des futures alliances de second tour.
Finalement, les grands oubliés de ces primaires ont été la France et les Français.
La France parce que jamais nous n’avons entendu les socialistes se prononcer sur les questions internationales alors même que des crises majeures frappent tous les pays du monde : économique, financière, écologique, géopolitique.
Les Français, parce qu’en promettant de défaire tout ce qui a été fait ces dernières années par la droite (suppression de l’exonération des heures supplémentaires, retour à la retraite à 60 ans, rétablissement des droits de succession, abrogation de la réforme de l’hôpital, suppression des mesures sur la sécurité) et de « raser gratis » en 2012 (allocation d’autonomie pour les jeunes, 300.000 emplois jeunes, 70.000 emplois dans l’Education nationale etc…) les candidats n’ont été ni crédibles, ni sincères, ni capables de tracer des perspectives pour la France. On ne peut pas tout se permettre pour gagner une primaire et on ne peut pas tout promettre pour gagner une présidentielle.
Désormais, je suis impatient que les socialistes désignent leur candidat pour qu’enfin il puisse être mis face à toutes ses contradictions. Les Français méritent un Président avec une vision, une crédibilité, une solidité face aux crises, et une grande sincérité envers les Français. Ces qualités, je les retrouve chez Nicolas Sarkozy. Lui seul est à même de tenir la maison France pour lui faire traverser les crises de ce début de 21ème siècle et en protéger les Français.
Jean-François COPE
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02.10.2011
Election de Jean-Pierre BEl au Sénat
Sénat : Jean-Pierre Bel élu dans un fauteuil
Mots clés : SOCIALISTE, SÉNAT, JEAN-PIERRE BEL
Par Guillaume Perrault Mis à jourle 02/10/2011 à 11:54 | publiéle 01/10/2011 à 18:00

Crédits photo : JOHANNA LEGUERRE/AFP
Dans son premier discours, le nouveau président du Sénat a indiqué que l'opposition serait respectée. «Je ne serai jamais là pour servir un clan ou une clientèle», a-t-il affirmé.
Le socialiste Jean-Pierre Bel a été facilement élu samedi président du Sénat dès le premier tour de scrutin. Il a obtenu 179 voix, soit la majorité absolue des suffrages exprimés (172) plus sept voix. Le président sortant, l'UMP Gérard Larcher, a recueilli 134 voix. La candidate centriste, Valérie Létard, a réuni 29 suffrages. Cinq sénateurs de l'ancienne majorité sénatoriale ont voté blanc ou nul.
L'accession de Bel à la présidence de la Haute Assemblée parachève le basculement du Sénat à gauche. Pour la première fois depuis l'après-guerre, le PS et ses alliés ont obtenu la majorité absolue plus deux sièges aux élections sénatoriales du 25 septembre.
Vivement ému, Jean-Pierre Bel a pris place dans le fauteuil du président à l'invitation du doyen d'âge, le communiste Paul Vergès (Réunion), âgé de 86 ans, qui avait ouvert la session. La gorge serré, le nouveau président du Sénat a prononcé son premier discours. Il a adressé «un salut très sincère» à Gérard Larcher, qui a écouté avec attention l'allocution de son successeur. «L'exercice des responsabilités publiques exige pudeur et retenue», a déclaré Jean-Pierre Bel avant d'évoquer ses grands-parents, ses parents, sa femme et ses enfants. «Je ne serai jamais là pour servir un clan ou une clientèle», a affirmé le deuxième personnage de l'Etat. Le sénateur de l'Ariège a invité le Sénat à «prendre sa part dans la longue marche du progrès social». Il a promis «un bicamérisme rénové dans lequel l'opposition sera respectée». Le premier discours du nouveau président du Sénat a été applaudi sur tous les bancs.
Une élection facile
L'élection de Bel a été acquise sans difficulté. La gauche s'était présentée unie dès le premier tour. Jean-Vincent Placé avait finalement renoncé à se présenter au nom d'Europe écologie-Les Verts. Il avait indiqué samedi matin avoir reçu «des engagements forts» de Bel en matière d'environnement. Par ailleurs, Bel a obtenu toutes les voix des sénateurs de centre gauche qui siègent au sein du groupe charnière du Rassemblement démocratique et social européen (RDSE). Larcher, lui, confronté à la concurrence de la candidature centriste de Létard, a dû se contenter des voix des seuls sénateurs UMP.
A titre de comparaison, voilà trois ans, lors de l'élection de Larcher à la présidence du Sénat, le candidat UMP avait lui aussi été élu dès le premier tour. Mais, à l'époque, Larcher avait été soutenu par les centristes, qui n'avaient pas présenté de candidat. Et, lors du scrutin d'octobre 2008, Bel, déjà candidat pour le PS, n'avait pas obtenu toutes les voix de gauche.
La séance a été levée à 17h30. Bel devait se rendre ensuite à la résidence officielle du président du Sénat, «le petit Luxembourg», voisine du Palais du Luxembourg. Il devait y être accueilli par le président sortant afin d'avoir un entretien en tête à tête. Puis Larcher, raccompagné par Bel jusqu'au perron, devait quitter les lieux. La gauche est désormais chez elle au Sénat.
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13.06.2011
Excédé, Luc Ferry passe à l'offensive
Exédé par les mensonges du PS, Luc Ferry donne la vérité :
Aricle de l'Express :
Par LEXPRESS.fr avec AFP, publié le 12/06/2011 à 18:22
Luc Ferry: "Les gens comprennent que je touche deux traitements ou que Matignon va rembourser des heures que je n'ai pas faites, mais c'est grotesque! On ne rembourse pas des heures que je n'ai pas faites. Je suis payé comme président du Conseil d'analyse de la société"
afp.com/Eric Piermont
L'ancien ministre de l'Education nationale poursuivra en diffamation tous ceux qui affirment qu'il occupe un emploi fictif au Conseil d'analyse de la société.
Luc Ferry, excédé par la polémique sur le remboursement par Matignon de ses salaires à l'Université de Paris-VII, a annoncé dimanche soir sur France Info qu'il allait poursuivre en diffamation tous ceux qui prétendent qu'il occupe un "emploi fictif" au Conseil d'analyse de la société (CAS).
"L'idée de remboursement n'a pas de sens. Je suis détaché de mon université dans une autre administration, à savoir les services de Matignon comme président d'un des conseils qui entourent le Premier ministre. Donc, il ne s'agit pas de rembourser", a déclaré l'ancien ministre de l'Education nationale.
"Les gens comprennent que je touche deux traitements ou que Matignon va rembourser des heures que je n'ai pas faites, mais c'est grotesque! On ne rembourse pas des heures que je n'ai pas faites. Je suis payé comme président du Conseil d'analyse de la société", a-t-il poursuivi.
"Si tel ou tel député, si Mme Royal ou l'autre zouave, veut supprimer le Conseil d'analyse de la société mais qu'il le dise, je m'en fous, qu'il le supprime. Mais qu'on ne dise pas que j'ai été payé pour des heures que je n'ai pas faites et que je devrais rembourser. C'est honteux, c'est scandaleux", s'est-il emporté.
Il a annoncé ainsi qu'il allait "à partir de maintenant poursuivre en diffamation les gens qui prétendent qu'il occupe un emploi fictif".
"L'affaire commence à bien faire. L'affaire commence à me chauffer les oreilles et maintenant je vais prendre un avocat pour poursuivre les gens qui disent des conneries", a conclu M. Ferry.
Après le député UMP Yannick Favennec samedi, Ségolène Royal et Manuel Valls, tous deux candidats à la primaire PS, ont demandé dimanche au philosophe de rembourser sur ses deniers personnels ses salaires à l'Université Paris-VII.
Le Canard enchaîné avait révélé mercredi que l'ancien ministre avait touché environ 4.500 euros mensuels nets de la faculté pendant l'année 2010-2011, sans donner de cours.
Vendredi soir, Matignon a annoncé sa décision de rembourser à l'université ces salaires, dans la mesure où Luc Ferry préside le Conseil d'analyse de la société (CAS), organisme rattaché au Premier ministre, où il perçoit une indemnité de 1.700 euros.
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